La Compensation

Compenser le handicap

La loi de 2005
La notion de compensation apparaît clairement dans la loi de 2005. C’est sur cette notion centrale que les MDPH ont été mise en place. La société doit faire en sorte que les déficiences ou incapacités qui frappent ses membres n’entravent pas leur insertion sociale.

Compenser avec quoi ?
Il existe de nombreux moyens pour aider les personnes dont la vue est faible. La prise en charge de la basse-vision connait un essor technique et commercial important.
Dans ce domaine, l’informatique est (sera) d’un grand secours. Le matériel à disposition est efficace et nombreux : ordinateur, télé-agrandisseurs, logiciels de vocalisation ou d’agrandissement, loupe électronique, bibliothèques numérisées, etc.
Outre l’aide matérielle, la personne handicapée peut avoir recours si besoin à une aide humaine (AVS) ou animale (chien guide)
Une aide financière peut aussi être allouée : Allocation d’Education d’Enfant Handicapé (AEEH) ou Allocation Adulte Handicapé (AAH)

Compenser comment ?
Il ne faut surtout pas penser que toutes les personnes atteintes d’une Atrophie Optique ont toutes une vue identique. Une mutation donnée n’a pas des effets de gravité égale selon les personnes. De plus, les mesures d’acuité de près, de loin, de champ visuel ne définissent pas la capacité réelle à voir (la vision fonctionnelle).
La luminosité, le contraste, la perception des couleurs, l’agrandissement idéal sont des variables individuelles. On constate des adaptations progressives au déficit, avec notamment l’utilisation de la vision périphérique. La vue évolue aussi avec le temps.
De plus chacun, à sa propre personnalité, ses propres intérêts. La personne ne se résume pas à sa mauvaise vue.
On devra impérativement tenir compte de la dimension psychologique des aides matérielles ou humaines proposées. Dans le cas des enfants notamment, il peut y avoir un rejet de ces aides ou au contraire une « complaisance » de mauvais aloi.
Dans le cas des enfants, il faut observer le comportement et proposer. Il ne faut surtout pas mettre en place des aides de façon « automatique ».

Compenser prudemment
Chaque enfant, chaque adulte atteint d’ Atrophie Optique Dominante est particulier.
Un examen conduit par un orthoptiste spécialisé basse vision est indispensable pour le choix des aides. La multiplication des possibilités ne doit pas conduire à une « consommation » irréfléchie.
Il faut essayer les solutions envisagées. Pour cela privilégier les centres basses-visions qui permettent les essais ou qui prête le matériel avant l’achat.
attention

  • C’est celui qui subit la perte visuelle qui sait ce dont il a besoin.
  • Le bilan orthoptique et ophtalmologique annuel est recommandé.
  • Les aides sont à évaluer pour chaque personne et de façon évolutive.

>>> Liens et informations sur la compensation.

  Dernière modification de cette page par Editeur KJER France, le 18 août 2013