Prix KJER France 2026

Prix KJER France 2026

Le Prix KJER France 2026 a été décerné au Dr Djamaa ATAMENA, Centre de Recherches sur la Cognition Animal (CBI-CRCA, CNRS, Université de Toulouse) pour sa publication de 2023, intitulée :

Le fond génétique module l’expressivité phénotypique chez les souris mutées par OPA1

Introduction

Une des caractéristiques de l’Atrophie Optique Dominante c’est que toutes les personnes porteuses du gène muté, et donc pathologique, ne développent pas la maladie (pénétrance incomplète). Une autre caractéristique c’est que les symptômes sont plus ou moins graves (expressivité variable de la maladie).  On n’a pas trouvé à ce jour, de lien clair entre le gène et les symptômes (corrélation génotype–phénotype). Pris ensemble, ces observations indiquent l’existence de facteurs génétiques et/ou environnementaux modificateurs qui modifient la gravité de la maladie.

Étude

Le Dr ATAMENA a étudié l’influence du contexte génétique sur l’expressivité de l’AOD. Les laboratoires produisent des souris porteuses d’une mutation qui provoque chez elles une AOD. Chez ces souris, la mutation pathogène se trouve dans un contexte génétique variable (mixte). En croisant, sur plusieurs générations, des souris pathologiques, on arrive à contrôler le contexte génétique et obtenir donc des souris porteuses d’une mutation pathogène mais dans un contexte génétique homogène (pur).

Résultats

L’étude du Dr ATAMENA montre que les souris avec un fond génétique pur ne présentent pas d’anomalies des nerfs rétinien et optique ; les résultats n’indiquent pas de dégénérescence. Elle montre également, une plus grande sévérité de la maladie chez les souris femelles avec un effet négatif dépendant du sexe sur la connectivité des cellules ganglionnaires. Cela met en lumière le fait que l’altération synaptique des cellules ganglionnaires pourrait précéder la mort neuronale, comme cela a été proposé dans d’autres maladies neurodégénératives, apportant de nouvelles considérations cliniques pour un diagnostic précoce. Ces résultats démontrent l’importance des facteurs génétiques secondaires dans la variabilité de l’expressivité de l’AOD et offrent un modèle de dépistage des facteurs environnementaux et génétiques aggravants.

 

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